
Date d'inscription : 1981
Inscription de biens sur la Liste du patrimoine mondial en péril: 1982
Brève description
Ville sainte du judaïsme, du christianisme et de l'islam, Jérusalem a toujours eu une valeur symbolique. Parmi ses 220 monuments historiques, se détache le formidable Dôme du Rocher, construit au VIIe siècle et décoré de beaux motifs géométriques et floraux. Il est reconnu par les trois religions comme le lieu du sacrifice d'Abraham. Le mur des Lamentations sert de limite aux quartiers des différentes communautés religieuses, tandis que la Rotonde de la Résurrection abrite le tombeau du Christ.
Menaces sur le bien :
La situation de Jérusalem est exceptionnelle dans la mesure où il n'y a pas d'accord politique général sur le statut de la ville, certains Etats déclarant qu'ils s'en tenaient à la situation définie dans le plan de partition des Nations Unies de 1947 qui considérait Jérusalem comme un corpus separatum qui n'était situé ni en Israël ni en Jordanie. Le site de Jérusalem a été proposé pour inscription en 1981 par la Jordanie, étant entendu à l'époque que cette inscription ne devait en aucun cas être considérée comme un moyen de faire consigner des revendications politiques ou de souveraineté par un Etat quelconque. Son inscription ultérieure sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1982 était un moyen pour le Comité de reconnaître le danger qui pesait sur les biens religieux, les menaces de destruction
dues à un développement urbain incontrôlé et la détérioration générale de l'état
de conservation des monuments de la ville en raison de l'impact désastreux
du tourisme et du manque d'entretien.
La sauvegarde du patrimoine monumental, religieux et culturel de la Ville
sainte de Jérusalem est l'une des principales préoccupations de l'UNESCO depuis
1967. A cette fin, le Conseil exécutif et la Conférence générale ont plusieurs
fois demandé l'application de principes reconnus au niveau international, spécialement
la Convention de l'UNESCO pour la protection des biens culturels en cas de
conflit armé (La Haye, 1954), la Recommandation de New Delhi de 1956 sur Les
principes internationaux applicables aux fouilles archéologiques, et la Convention
du patrimoine mondial de 1972. Conformément aux résolutions de l'UNESCO, une
aide financière pour des projets de restauration du patrimoine à Jérusalem
a été demandée aux Etats membres. Les réponses positives à ces appels ont permis à l'UNESCO
de financer la restauration et la conservation d'un certain nombre de monuments
et de biens culturels et religieux de la ville.