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les débuts de page sont extraits du site

 http://whc.unesco.org

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Vieille ville de Dubrovnik

Croatie


Date d'inscription : 1979
Extension : 1994

Brève description

Sur une presqu'île de la côte dalmate, la « perle de l'Adriatique » est devenue une importante puissance maritime méditerranéenne à partir du XIIIe siècle. Bien que sévèrement endommagée par un tremblement de terre en 1667, Dubrovnik a pu préserver ses beaux monuments, églises, monastères, palais et fontaines de style gothique, Renaissance et baroque. De nouveau endommagée dans les années 1990 lors du conflit armé dans la région, la ville fait l'objet d'un grand programme de restauration coordonné par l'UNESCO.

 

 

merci aux auteurs des sites et aux photographes

EXTRAIT DU SITE CI DESSOUS

Une « cinquième façade » faite de ces tuiles colorées des toits. L'originalité de l'enceinte, commencée au XIIIe siècle et qui prit sa forme actuelle aux XVe et XVIe siècles, tient à la juxtaposition des constructions. Au lieu d'être détruites, les tours carrées gothiques furent doublées, à l'ouest et au nord, par des bastions semi-circulaires de la Renaissance. Ces murs, hauts de 15 mètres, peuvent atteindre jusqu'à 6 mètres d'épaisseur. Du haut des remparts, on domine Dubrovnik, ses ruelles escarpées, ses nombreuses églises, ses multiples escaliers et passages étroits. 

http://www.amb-croatie.fr/actualites/la_croix-dubrovnik2002.htm

DUBROVNIK
Beauté et Harmonie

Cette perle de l’Adriatique, ville médiévale à l’architecture tant préromane que baroque, jouit d’une renommée mondiale. Ses puissants remparts, ses forteresses, ses palais et ses églises en pierre blanche sont d’une parfaite harmonie et d’une rare beauté. L’ensemble de la vieille ville se trouve sur la liste mondiale de l’héritage culturel de l’UNESCO.

http://www.croatie.com/dubrovnik.php

http://www.fram.fr/dubrovnik.htm

wpe1B.jpg (82773 octets)le couvent dominicain constitue l'un des  plus riches trésors de Dubrovnik

wpe1D.jpg (119582 octets)  VUE DE LA VILLE 

 

DUBROVNIK Le joyau de l'Adriatique

C'est, d'abord, un sentiment de légèreté et d'insouciance qui naît de cette cité étrangement lumineuse, soeur et douceur du monde

 Patrimoine de l'Humanité depuis 1979, elle en est un des phares millénaires, de ceux qui fondent la civilisation en niant la pesanteur. 


Même assiégée, même désarmée, Dubrovnik qui manifeste une tendance naturelle à vite panser ses plaies, est invulnérable. Elle vit sans aigreur ni rancune, comme les reines. On dit des trop jolies femmes qu'elles souffrent du manque de courtisans, découragés à l'avance par une impossible conquête. La plus belle ville d'Europe ignore ces affres-là. Ses nombreux admirateurs, en habitués et en amoureux, sont aussitôt revenus avec la paix. 

Un jour ou l'autre, chacun a rendez-vous avec Dubrovnik et il le sait. 

                  Alors, il grimpe au sommet des murailles, brûlées par le soleil et battues par les flots à l'horizon qui danse. 

Et, même s'il n'est jamais venu ici, il se retrouve en terrain familier; conquis d'avance, face à l'immensité minuscule d'une cité de 5 000 habitants étranglée par la montagne et l'eau, retranchée dans son prestige, son raffinement et son mystère.

La rivale de Venise

Dubrovnik naît par nécessité, des invasions slaves qui dévastent Cavtat, le port de commerce le plus actif de l'Adriatique à l'aube du Vlle siècle. Ses habitants se réfugient sur un îlot rocheux voisin, qu'ils fortifent : Ragusium. Très vite s'y mêlent populations slaves et gréco-latines. Très vite aussi, Raguse devient prospère, suscitant la convoitise des Arabes, qui l'attaquent et l'assiègent. 

Au IXe siècle, cette petite république indépendante, placée sous la suzeraineté nominale des empereurs de Byzance, puis des rois de Croatie, devient la ville la plus rayonnante de Dalmatie.

 Au Xlle siècle, elle prend le nom de Dubrovnik (de dubrava, "bois de chêne", par référence aux forêts environnantes). Habilement gouvernée par une oligarchie d'armateurs, de diplomates, de mécènes, la cité, qui est aussi un État, commence son ascension. Plutôt que de se heurter de front aux maîtres du moment, elle compose avec eux. Aux Xllle et XIVe siècles (I 204- I 358), même Venise, la toute puissante Sérénissime, n'entame que partiellement son autonomie. À la diplomatie, Dubrovnik ajoute l'audace. À la richesse, la grâce. Elle devient légendaire. Toutes les villes que le monde courtise sont légendaires.

. Elle aide à comprendre le cheminement, mieux, a philosophie d'une cité commerçante dont les galères et les navires partent à la conquête des océans, jusqu'à supplanter la puissance économique de Venise en Méditerranée. Hongrois, Turc, austro-hongrois, qu'importe la tutelle, le tribut ou le traité, pourvu qu'on ait le fret. 

Au XVe siècle, Dubrovnik prend le titre officiel de République. Du pape, elle reçoit l'autorisation exclusive de commercer avec les Infidèles, avec, au bout du voyage, une main mise sur les trésors de l'Orient. Elle possède le monopole du sel et la troisième flotte commerciale de Méditerranée, qui navigue de Hambourg jusqu'aux Indes.

 Elle ouvre des comptoirs à Tanger, Lisbonne, Alger, Palerme. Militairement faible, elle entretient un subtil jeu de balance entre les mondes chrétien et musulman. Elle sait pourtant donner du canon quand nécessaire. D'une pichenette ou presque, elle repousse, par deux fois, les attaques vénitiennes.

C'est l'âge d'or, et la parole de Dubrovnik est sèche, distante et fervente, ainsi qu'il convient aux villes bien nées, dont l'orgueil naturel a été flatté et couronné. C'est d'abord la nature qui se charge de secouer la République triomphante et ses centaines de bateaux qui cinglent sur toutes les mers du globe, le pavillon haut et la cale riche. Après la gloire, l'humilité. Le temps est venu des réflexions plus graves, des couleurs plus sombres. En 1667, la cité est anéantie par un violent séisme, qui entraîne la mort de plus de quatre mille de ses habitants. Le commerce maritime vers le Nouveau Monde, en plein essor, l'affaiblit davantage encore. 

En 1699 et en 17 18, elle abandonne certaines de ses terres aux Ottomans, tandis que Venise force son avantage, malgré la protection de l'Espagne et du Vatican. De I 806 à I 814, elle est occupée par les armées napoléoniennes et rattachée aux provinces illyriennes. Intégrée au royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1918, elle tombe finalement dans le giron de IaYougoslavie deTito.

Doit-on voir là la fin d'un beau rêve ? Dubrovnik séductrice innée, n'a jamais le coeur en berne. Avec elle, le bonheur s'éloigne et revient, comme un éventail qu'on plie et déplie. Dès les années 1950, elle sourit à l'industrie touristique naissante et renoue avec la prospérité. 

 Bibliothèque Municipale/ Arcachon/ Département 33 France 

 EXTRAIT DU LIVRE  Titre :Croatie voir et savoir  Editions Vilo

POUR TROUVER PLUS D'INFORMATIONS VOIR CE SITE

 

 
 

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