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beffrois belges et du nord de la France la conservation des parcs et les problèmes occasionnés frontièreS romaines -le mur d'HADRIEN juizhaigou la vallée |
La Belgique et son patrimoine mondialInfo Flash n°4323 octobre 2003 À
l’heure actuelle, 754 sites sont recensés sur la liste du Patrimoine
mondial. En faisant la comparaison avec les autres pays, on s’aperçoit que
la Belgique fait plutôt bonne figure au plan international. Nos béguinages
et nos beffrois sont considérés comme des “sites séries”, c’est-à-dire
que béguinages et beffrois sont pris comme des ensembles, ne comptant chacun
que pour un seul site. Notre pays arrive ainsi à un total de huit sites sur
la liste du Patrimoine mondial.Au regard du nombre absolu de sites, nous occupons la vingt-troisième place, sur un total de 129 pays ayant au moins un site reconnu et de 176 pays qui sont membres de la Convention. Reporté à la superficie du territoire, notre pays, se classant alors à la cinquième place, fait un excellent score. Par rapport au nombre d’habitants, la Belgique se range 31ème. C’est ce qui ressort des chiffres de l’Unesco et des calculs de l’INS. Une comparaison internationalePour ce qui est du nombre absolu de sites reconnus, nous nous plaçons, avec nos huit sites, en vingt-troisième position, au même rang que l’Argentine, la Hongrie, la Tunisie et l’Autriche. En tête de liste se trouvent l’Espagne (38 sites au Patrimoine mondial) et l’Italie (37 sites). Suivent alors la Chine (29), la France (28), l’Allemagne (27), le Royaume-uni (25), l’Inde (24), le Mexique (23), les États-Unis d’Amérique (20) et la Russie (19). Reporté à la superficie du territoire, notre pays se range à une très honorable cinquième place. Seuls quatre pays font mieux encore: le Vatican (le plus petit État du monde, mais champion absolu quant au nombre de sites par kilomètre carré), le Liban, le Luxembourg et Chypre. La Belgique parvient en tous cas à se classer devant une série d’autres pays qui ont, comme elle, un territoire plutôt exigu: Pays-Bas, Israël, Tchéquie, Suisse et Portugal. Comptant sept pays dans le palmarès des dix premiers, l’Europe fait un fort bon score. Si l’on prend en compte le chiffre de la population, c’est une nouvelle fois le Vatican qui arrive en tête. Suivent les Seychelles (Afrique), Saint-Kitts et Nevis (Amérique centrale), Dominique (Amérique centrale) et Malte (Europe). Avec 0,77 sites par million d’habitants, la Belgique détient la trente-et-unième place, derrière la Nouvelle-Zélande et juste avant l’Estonie.
De Santiago à l’AfghanistanEn juillet 2003, 754 sites étaient recensés sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Cela veut dire qu’ils sont considérés comme ayant une valeur exceptionnelle et universelle. Si ce sont au premier chef des critères d’ordre culturel et naturel qui président à cette sélection, la capacité des différents pays de répondre aux exigences quant à une bonne gestion et quant à la sauvegarde du site concerné entre également en ligne de compte. La majeure partie du patrimoine mondial se compose de sites à caractère culturel, tels que édifices et monuments (au nombre de 582). Mais des biens naturels d’une signification exceptionnelle (149 sites) et des "biens mixtes" (au nombre de 23) contribuent également à cet éventail de sites remarquables, à valeur universelle, et méritant protection. De tous les sites inscrits sur la liste de par le monde, un peu moins de la moitié (44,4 pour cent) sont situés sur le continent européen – ce qui n’a rien pour étonner, vu sa richesse en traces palpables laissées par une histoire plusieurs fois millénaire et la présence sur place de toute l’expertise nécessaire pour inventorier le patrimoine et pour en assurer la conservation. Viennent ensuite l’Asie (21,8 pour cent), l’Amérique (18,5 pour cent), l’Afrique (12,8 pour cent) et l’Océanie (2,5 pour cent). Treize sites sont traversés par une frontière d’État ou sont à cheval sur plusieurs territoires; un exemple caractéristique en est le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. De nouveaux sites sont ajoutés à la liste chaque année; p.ex., pour l’année en cours, cela a déjà été le cas de 24 sites. Parmi ceux-ci, les vestiges architecturaux dans la vallée de Bamyan en Afghanistan (avec ses antiques statues de Bouddha) sont sans aucun doute les plus célèbres. En 2003, l’Unesco a par ailleurs décidé d’inscrire trois sites supplémentaires sur sa ‘liste noire’ du patrimoine en péril: la vallée de Kathmandu au Népal - où l’urbanisation galopante représentent une menace grave pour les somptueux édifices et luxuriants jardins de Kathmandu, de Patan et de Bhaktapur -, la cité fortifiée de Bakou - gravement endommagée par un tremblement de terre en novembre 2000 et à son tour de plus en plus en proie à l’urbanisation et à l’incurie - et le Parc national de la Comoé en Côte-d’Ivoire (où troubles politiques, braconnage, surpâturage et absence de bonne gestion ont des conséquences funestes). La “liste noire” compte à l’heure actuelle trente-cinq sites. Les sites séries (la série des beffrois, des béguinages, des immeubles Art Nouveau conçus par Horta) sont classés par l’Unesco chacun comme un seul ensemble monumental. Aussi, notre pays totalise-t-il huit sites: les béguinages; les beffrois; le centre historique de Bruges; la Grand-Place de Bruxelles; la cathédrale de Tournai; les quatre ascenseurs à bateaux du Canal du Centre, la demeure, l’atelier et plusieurs immeubles de style Art Nouveau conçus par l’architecte Victor Horta et les minières néolithiques de Spienne.
Un peu d’histoireÀ la première publication du Patrimoine mondial (1978) n’étaient recensés sur la liste du patrimoine mondial que des biens naturels tels que les îles Galápagos (République d’Équateur) et le parc de Yellowstone aux États-Unis. Cependant, depuis cette époque, le concept n’ayant cessé d’évoluer, le Centre du Patrimoine mondial (WHC) porte non seulement son attention sur des réalisations architecturales mais encore a introduit des catégories nouvelles, comme les séries monumentales et les paysages façonnés de main d’homme (certaines rizières des Philippines p.ex.). Afin de faire reconnaître un site comme Patrimoine mondial, un État partie à la Convention doit d’abord soumettre une proposition au Centre du Patrimoine mondial, lequel s’emploie alors à étudier le dossier avec minutie. Il est examiné si le site possède effectivement une valeur universelle exceptionnelle, et si une bonne gestion et une conservation efficace peuvent être garanties. Il existe toutefois des pays (notamment l’Afghanistan) qui, quoique non en mesure d’assurer la sauvegarde d’une manière satisfaisante, ont néanmoins des sites inscrits sur la liste. Actuellement, 176 pays sont membres de la Convention. La Belgique fut admise comme 147e membre le 24 juillet 1996. Par son adhésion, notre pays s’engage non seulement à fournir une assistance financière et intellectuelle, mais reconnaît en même temps que les sites inscrits se trouvant sur son territoire relèvent du Patrimoine mondial. Le Comité du Patrimoine mondial est donc en droit d’intervenir chaque fois qu’il estime qu’un site inscrit est en péril.
Autres ressources sur Internet
Auteurs : Alain Moerenhout et Erik Vloeberghs. |
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